Emparis

Voilà une semaine que le jeune gypaète s’est envolé.

Son vol est encore incertain et ses perchoirs bien approximatifs, mais il progresse de jour en jour, son vol est plus souple, il plane mieux et vole plus longtemps!

Avec l’aide des adultes, il apprend. A voler bien-sûr, mais à se poser sur de bons perchoirs(forcément), à se nourrir, se laver… à se désaltérer en mangeant de la neige  prise sur les névés, à explorer son territoire!

Sa taille est impressionnante, surtout lorsqu’il vole près de ses parents.

Impressionnante car ses parents l’ont bien nourri, mais aussi car son plumage est celui d’un jeune: la silhouette et les ailes fines de l’adulte ne sont pas encore pour lui!

Muzelle

Le gypaéton Muzelle, dans les jours suivant son envol en août 2018.

Il est le premier gypaète né en nature(de plus non bagué, non « équipé » pour le suivi de l’espèce) dans les Écrins depuis … 100 ans.

Son envol est le début d’une belle et longue aventure pour lui, et une superbe récompense pour tous ceux, humains, qui ont permis cela: des pionniers des années 80 à ceux qui, plus récemment et de manière anonyme souvent, ont suivi l’espèce.

Où sera-t-il un an plus tard, une fois son premier hiver passé?

Convoitise

Un sifflement bref, unique, strident, lointain mais puissant. Puis l’aigle qui apparaît sur un promontoire rocheux…

Il a capturé une nouvelle marmotte, mais cette fois-ci un couple de corvidés, témoin de l’attaque, va le harceler jusqu’à l’empêcher de décoller plusieurs fois.

Pas toujours facile la vie d’aigle!